Retour en terre de Salm

À la découverte du château
de Salm-en-Vôge
Article publié le 23 mars 2015 par Claude_H.
La Broque, Bas-Rhin


Le circuit: La maison forestière de Salm, le château de Salm, la Tête Pelée, la Chatte Pendue, l'étang du Coucou et retour. Soit un peu plus de 9 km de randonnée.



Après une première tentative hivernale abrégée par les conditions climatiques, je suis repartie un mois plus tard, sur les chemins du château de Salm et de la Tête Pelée. La neige a (presque) fondu, et bien qu'il fasse un peu frisquet, le ciel d'un bleu d'azur réchauffe mes membres encore un peu engourdis. De vagues traces de neige jalonnent le parcours ici ou là.





La neige a fondu et le froid s'est retiré. Il flotte comme un air de printemps sur le pays de Salm. Les premiers bourgeons commencent à éclore, promettant une floraison imminente.





Dans le lointain, par-dessus la vallée de la Bruche, la crête reconnaissable entre mille du massif du Donon ondule sous un magnifique ciel bleu azur.



Un Saule marsault, un avant-goût des beaux jours.



Dégagé du manteau blanc qui recouvrait le site il y a encore un mois, les ruines du château dévoilent un peu plus les vestiges et le travail des bénévoles.





Jadis, au sommet de ce rocher transformé en terrasse panoramique, se dressait une tour ou un donjon. Côté Sud, avec la probable entrée du château primitif.



Difficile d'imaginer que tous ces cailloux sont les vestiges d'un château médiéval.



Contrairement à d'autres ruines castrales, où se dressent encore quelques murs nus aux pierres effritées, une entame de donjon, les vestiges d'une cheminée, ici rien de cela. Pour les visiteurs comme moi, ce n'est qu'un tas de cailloux, éparpillés un peu partout au sommet d'une montagne.



Le bastion semi-circulaire et à gauche la tour de flanquement cernée d'échafaudages.



Réduit en un monceau de pierres, rien ne laisse supposé qu'un château-fort médiéval dressât sa haute silhouette grise au-dessus du plateau de Salm. Mais des bâches et des échafaudages, des panneaux et des cordages attestent de la volonté de quelques bénévoles, regroupés dans l'association Les veilleurs de Salm, de faire renaître de ses cendres le château de Salm-en-Vôge.



Texte graver dans le rocher de la contrescarpe, pour commémorer la visite au château des princes de Salm-Salm en 1779. Photo prise lors de mon passage sous la neige, en février 2015.




Retranscription du texte gravé dans le rocher.

En marque de souvenir
L'an 1779 le 15 d'octobre vinrent visiter ce roc et ancien vestiges du château et maison de souche de Salm Salm les sérénissimes descendans le princes Charle Alexandre et Gullaume Florentin de Salm Salm rebre(?) accompagné du sérénissimes prince Hohenlohe Schillingsfurs leur illustrissime allié ayant à leur suite MM François Brunon Hombourg syndic du grand chapitre de la cathédrale de Strasbourg Pierre François Noël intendant de la principauté de Salm Salm Bernard et Mare Antoine Couard frères entrepreneur des forges de Framont.
Franciscus Jaquel sculpsit



Reconstitution d'un jeu de plateau du XIIe siècle, découvert lors du débroussaillage du site en 2006.



Les cupules ont suscité beaucoup d'interrogations, et encore plus de fantasmes.



Ces cupules ou bassins sont le fruit de phénomènes tout à fait naturels dus à l'érosion. Ces creusements remonteraient à des périodes fort éloignées où les glaciers auraient formé, de par leurs mouvements, des bassins. L'acidité de l'eau de pluie sur des cavités naturelles du rocher est également une hypothèse avancée.





Passé le croisement de la route forestière des Seigneurs et du chemin médiéval, l'étroit sentier grimpe en direction de la Tête Pelée. À l'ombre des sapins, de larges plaques de neige recouvrent toujours le sol, que le soleil printanier n'a pas encore réussi à faire fondre.





Dans le massif de la Tête Pelée, les cicatrices de la tempête Lothar de décembre 1999, n'ont pas été effacées.





Une passerelle donne accès à la zone protégée de la Chatte Pendue. Adossé au flanc de la montagne, l'étroit sentier conduit à travers la sapinière encore enneigée, vers le rocher convoité. La vue de là-haut est superbe, quel que soit le côté vers lequel se porte le regard.



L'étroit sentier conduit à travers la sapinière encore enneigée.



Là-bas, vers le Nord, veille le Donon, le gardien d'un passé antique. Un peu vers l'est, masquée par un léger voile de brume, se dresse la flamme blanche du mémorial national de la déportation du Struthof. Encore un peu plus vers la droite, c'est le massif du Champ du Feu, où quelques plaques de neige résistent à la venue du printemps.





Le rocher culmine à 899 m d'altitude, par-dessus les forêts de la haute vallée de la Bruche. Exposé au soleil, la neige a totalement disparu du sommet. Le rocher de la Chatte Pendue est haut d'une vingtaine de mètres.



La montagne beigne dans une atmosphère bleutée.





Réalisée en trois parties, la table d'orientation a été installé au sommet de la montagne à l'occasion du 110e anniversaire du Club Vosgien. Le minou pendu se cacherait-il derrière un arbrisseau ?





La descente dans le vallon du Coucou est rapide depuis la réserve de la Chatte Pendue. En contrebas du chemin on aperçoit la maison de vacances de l'UCJG située au bord de l'étang.



Le soleil a déjà disparu derrière les montagnes quand nous débouchons sur l'étang du Coucou.



[full_width]
Retour en terre de Salm Retour en terre de Salm Reviewed by claude on 08:10 Rating: 5

Aucun commentaire

Si vous avez des remarques ou des suggestions à me faire part,
n'hésitez pas à laisser un commentaire.
Le message sera publié après modération :