La Grande Canarie
L'archipel des Canaries est posé dans l'océan Atlantique, à 140 km au large des côtes Sud du Maroc et du contesté territoire du Sahara occidental. Son faible éloignement des côtes d'Afrique, explique l'arrivé, assez fréquent, de migrants sur les plages canariennes. Mais ça, c'est une autre histoire.
- Par Claude - Publié en octobre 2018 - Îles Canaries - Espagne -
Temps de lecture : un temps certain
Mis à jour le 16 juillet 2024
Après un peu plus de 4 heures de vol depuis l'aéroport de Bâle/Mulhouse, nous voici à Las Palmas de Gran Canaria.
L'aéroport se situe à mi-chemin entre la capitale de l'île, Las Palmas au Nord et Maspalomas sur la côte Sud, vers laquelle nous nous dirigeons sans attendre. Comme toujours, nous voyageons hors saison, ce qui pour nous ne présente que des avantages. Hormis les prix, cette période est idéale pour profiter du printemps ou de la fin de l'été, pour partir à la découverte de pays du Sud de l'Europe, sans les grosses chaleurs et sans les hordes de touristes.
Nous débutons ces vacances par une balade au milieu des magnifiques dunes de Maspalomas et de son immense plage, quasiment déserte. Les vents en provenance du Sahara ont déposé le sable sur la côte Sud de l'île. Mais prudence, car traverser ce mini Sahara peut réserver bien des surprises !
La mer aux reflets d'argent, danse le long des plages désertiques. Poussée par le vent du large, la houle bien formée vient alors s'écraser sur la grève. La plage est large et immensément longue, mais attention, une partie est occupée par un espace naturiste.
Un peu en retrait de la plage, mais toujours au milieu des dunes, se trouve une Reserva Natural Especial. Cet espace de 400 hectares, comprend un champ de dunes de sable organique, un bois de palmiers et un lac saumâtre. Un observatoire à oiseaux permet d'apercevoir, si vous avez de la chance, de nombreuses espèces migratrices.
Au bout de la plage de Maspalomas, dans le prolongement de la promenade du front de mer de Meloneras, se dresse le phare El Faro de Maspalomas, d'une hauteur de 60 mètres. Sa première mise en service a eu lieu dans la nuit du 1er février 1890.
Un peu plus loin sur le front de mer, un lézard géant, Gallotia stehlini de son petit nom, se chauffe au soleil, nullement impressionné par ma présence. Il se prélasse sur une structure en pierre, qui pourrait être les restes d'une nécropole, datant des premiers habitants de l'île, probablement d'origines berbères. Les vestiges archéologiques préhispaniques sont nombreux sur l'île. La taille du lézard se situe entre 80 cm et 1 mètre de long. Le reptile est endémique de l'île et ne se trouve que sur Grande Canarie.
Bordée de falaises abrupts où s'accrochent quelques hôtels, la petite plage de Taurito est plus large que longue. Elle se niche dans une crique entre Playa de Mogan et Puerto Rico. Ici, la mer peu être un peu plus agitée qu'à Maspalomas. Des vagues écumeuses viennent s'échouer sur la plage de sable. À l'ombre des palmiers, se cachent un parc aquatique, des restaurants et des boutiques de souvenirs.
Un saut de puce plus loin par la GC-500 et nous voilà déjà à la playa de Mogàn. Pour un peu, on pourrait la confondre avec sa voisine la crique de Taurito.
À la différence de Taurito, l'ancien village de Mogàn est pourvu d'un port de plaisance et d'un quartier de marins. Une petite digue en forme d'arc de cercle, protège la plage des assauts de la mer.
À travers un dédale de ruelles et d'escaliers étroits, nous avons passé une partie de la journée à explorer le village pittoresque. Du mirador Juan Hernandez Moreno inauguré en 2018, nous avons profité de la vue imprenable sur la marina, la plage et la Petite Venise.
Le vendredi étant jour de marché, ce fut pour nous l'occasion de déambuler au milieu des étales chargés de tout un bric-à-brac. Entre t-shirt et maillots de bain, bijoux de pacotille et accessoires de plage, entre utile et superflus, les chalands n'ont que l'embarras du choix.
La Playa ou Puerto de Mogàn, est l'endroit idéal pour se détendre et passé des vacances tranquilles en famille. Cependant, si vous recherchez une vie nocturne animée, ce n'est probablement pas la meilleure destination.
Après cette belle et agréable journée, l'astre du jour, doucement, se retire et les ombres s'allongent. Entre le ciel et l'océan, le soleil disparaît dans l'ombre du couchant et plonge dans les profondeurs. Mélancolique adieu d'un jour de notre vie.
Le lendemain matin, nous reprenons la route en direction du Nord en passant par le Roque Nublo. Situé au milieu d'un paysage de ravins, de falaises, de grottes et de formations volcaniques, il est le troisième plus haut sommet de Grande Canarie avec ses 1 814 m d'altitude.
L'archipel des Canaries est né d'un volcanisme de point chaud, fixe par définition. Ce qui veut dire que le volcanisme n'est pas lié à la dérive des continents. Les premières îles ou volcans qui ont émergé il y a 20 millions d'années sont Lanzarote et Fuerteventura, qui à l'origine ne formaient qu'une seule île. La formation de Grande Canarie remonte à -15 millions d'années environ.
À contre-jour, le rocher aride se dresse à 80 mètres au-dessus de sa base. Le monolithe était un lieu de culte, vénéré par les premiers occupants de l'île, les Guanches, d'origine berbères. La façon dont-ils sont arrivés, entre le premier et le deuxième siècle avant Jésus-Christ reste un mystère.
D'après la légende, les premiers colons auraient été les Atlantes et l'archipel des Canaries les vestiges de la mythique Atlantide.
Direction Las Palmas de Gran Canaria, avec un arrêt au village de Teror, un incontournable, paraît-il, de Grande Canarie. Les rues du village sont étrangement vides, il est près de 17 heures. Un calme surprenant règne sur le village. Pas grand monde ne circule dans les rues pourtant piétonnières.
La basilique notre Dame du Pin est située sur la place principale, c'est le monument le plus emblématique de la Ville, datée de 1760. La Virgen del Pino, la vierge des Pins, est la patronne du diocèse des îles Canaries. L'église est entourée de rues piétonnes, dont la Calle Real de la Plaza, la rue principale. De chaque côté, de belles maisons canariennes avec leurs balcons traditionnels en bois. Finalement on en a vite fait le tour.
Avant-dernière étape de notre voyage ; Las Palmas de Gran Canaria. Sans but précis, dans un labyrinthe de ruelles étroites, nous partons à la découverte du cœur historique de la ville, le quartier de Vegueta. C'est ici que se trouve les monuments les plus emblématiques de Las Palmas. Au risque de s'y perdre, nous arpentons les ruelles pavées, bordées de façades colorées aux balcons typiques des Canaries. Nous débouchons sur la place Santa Ana.
La Casa de Colón est un vaste bâtiment vieux de plus de cinq siècles. Cette ancienne maison du gouverneur est divisée en plusieurs espaces à thèmes, dont une grande partie est dédiée à Christophe Colomb et à ses voyages vers les Amérique. À l'arrière du bâtiment, coincé entre la Casa et la cathédrale, se trouve la Plaza del Pilar Nuevo. Là, les femmes venaient puiser l'eau de la fontaine. Nous n'oublions pas d'admirer l'étonnant portail vert, une autre entrée de la Casa de Colón. Dans un recoin de la place, se cache une sculpture dédiée à Néstor Alamo, un compositeur et écrivain, né et mort à Las Palmas.
Vue sur la Plaza de Santa Ana du haut de la cathédrale. À l'opposé, se trouve Las Casas Consistorial, c'est-à-dire la mairie de la ville. Le bâtiment abrite un musée dédié aux peintres locaux, César Manrique, Cristino de Vera, Millares....
Au XVIè siècle, débute la construction de la cathédrale. Elle se fera par étapes au fil des siècles, ce qui entraînera un mélange de style architecturaux.
Un voile de brume flotte sur le pico de Bandama, qui se dresse à quelques kilomètres à peine au Sud de Las Palmas. C'est un volcan âgé d'à peine 2000 ans, qui culmine à 569 m d'altitude. Du pico, accessible en voiture, on domine la caldera d'environ 200 mètres de profondeur, pour un diamètre de mille mètres. Au fond du cratère, on distingue les restes d'une ancienne exploitation agricole. Des bords de la caldera et par beau temps, ce qui ne fut pas le cas pour nous, de belles vues panoramiques se déclinent sur le Nord-est de l'île et notamment sur Las Palmas.
Eso es todo por hoy, ya estamos al final del artículo. Adiós amigos, hasta la vista !

Aucun commentaire
Si vous avez des remarques ou des suggestions à me faire part,
n'hésitez pas à laisser un commentaire.
Le message sera publié après modération :