Le camp celtique de La Bure
Une randonnée dans le massif de La Bure, à la découverte du camp celtique, de la roche des Corbeaux et du Haut de Rittempierre. Le point de départ de notre circuit se situe à l'endroit où le GR533 (rectangle vert), rencontre la route forestière de la Bure qui monte depuis la Pêcherie, au Nord de Saint-Dié, vers le col de la Crénée.
- Le 20 février 2020 - Saint-Dié, Vosges -
Par Claude_H.
Le camp de la Bure était un site stratégique défendu par des remparts et occupé par le peuple gaulois des Leuques. Il couvre une superficie de 3,5 hectares à l'extrémité ouest du massif de l'Ormont.
Les effets des dernières tempêtes hivernales sont encore visibles sur le chemin que peu de monde doit fréquenter.
Le sentier des Crasses, car c'est ainsi qu'il se nomme, nous emmène en une 1/2 heure par une montée assez abrupte, jusqu'à la porte Sud-Ouest du camp celte. Ce sentier rustique et sauvage, chemine à travers la forêt, où les coups de vent et tempêtes de ces dernières semaines, ont laissé quelques traces; branches arrachées, arbres déracinés ou brisés
.Le promontoire ouest s'ouvre sur la vallée de la Meurthe. La table d'orientation permet d'identifier les environs.
La porte Sud-Ouest vue de l'intérieur du camp.
Le camp celtique de La Bure est un site de hauteur (583 m), qui fut occupé entre la fin du second Âge du fer (entre -450 et -25 av. J.-C.) et le IVe siècle après J.-C, et jusqu'à sa destruction par les Alamans.
Au loin, on distingue l'oppidum de la Pierre d'Appel dans le massif de la Côte de Répy.
De nombreux vestiges qui ont été mis à jour lors des fouilles archéologiques sont toujours visibles sur le site.
Le bassin rectangulaire, également appelé le bassin des Dianes, était une réserve d'eau artificielle alimentée par la pluie.
Les coups de vent n'ont pas épargnés le site archéologique.
Moulage d'une stèle funéraire gallo-romaine, représentant un forgeron et sa femme.
Vestige d'un calvaire du XVIIIe siècle, appelé la croix de l'Enfant. La partie supérieure a été cassée lors d'une tempête en 1935.
Contrairement à la légende, la croix n'a pas été élevée en mémoire d'un enfant dévoré par les loups, mais dans le but d'affirmer une présence chrétienne sur le site. Une autre légende raconte que le camp de la Bure était visité par des dames de lumière.
Le bassin de Taranis. Divers objets, dont de la monnaie gauloise, ont été découverts au fond du bassin lors des fouilles.
Le rempart Nord entre les portes 2 et 1.
La porte 1 dans la muraille Nord donnait accès à une source située en contrebas.
Copies de stèles funéraires gallo-romaines.
La défense du site était assurée par un rempart de 7 mètres d'épaisseurs, et de plusieurs mètres de haut, appelé murus gallicus. Ce type de mur est décrit par Jules César dans la Guerre des Gaules.
Les originaux des moulages, ainsi que les divers objets et outillages découverts lors des fouilles archéologiques du camp de la Bure, sont exposés au musée Pierre Noël de Saint-Dié.
Suite vers la roche des Corbeaux et le Haut de Rittempierre...
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Reviewed by claude
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